La mobilité géographique professionnelle accompagnée par le Groupe Malakoff Médéric

Monsieur Mulot, quel est votre parcours au sein du groupe Malakoff Médéric ?

Je suis entré dans le groupe en 1996 comme Conseiller Commercial Entreprise. Puis j’ai évolué dans le commercial jusqu’à fin 2007. J’ai occupé de nombreux postes : délégué régional puis directeur régional. Puis j’ai arrêté le commercial pour me consacrer aux Ressources Humaines au 1er janvier 2008 avec condition de monter un dispositif dédié aux commerciaux au niveau des ressources humaines. Poste occupé pendant 4 ans et fin 2012, j’ai pris de nouvelles fonctions en tant que Directeur du Réseau RH : je pilote une cinquantaine de collaborateurs pour déployer la politique RH de Malakoff Médéric.

 

Quels sont les sujets traités ?

Tout ce qui est campagne d’entretien,  déploiement d’un dispositif de management efficacité managériale, accompagnement managérial pour la montée en compétence des collaborateurs-manageurs. Nous déployons des plans d’actions suite à une enquête que nous avons menée auprès de nos collaborateurs sur la qualité de vie au travail, tout ce qui est revue des talents, campagne de mobilité,  etc.

 

Avez-vous une problématique de mobilité au sein de MM ? Avez-vous une charte ?

Non pas vraiment, nous avons mis en place un dispositif d’accompagnement de la mobilité, un accompagnement financier. La mobilité est en cours, si je parle de la mobilité purement fonctionnelle, elle est encouragée dans le groupe depuis des années, nous travaillons sur un dispositif qui s’appelle « Priorité aux Ressources Internes » dans lequel nous favorisons effectivement la recherche des compétences en interne lorsque nous avons des postes qui se créent avant d’aller chercher en externe. Cela se traduit par des accompagnements divers et variés. La problématique concerne une répartition territoriale importante avec près 90 sites. Et en particulier sur la fonction commerciale, nous avons mis en place un dispositif d’accompagnement financier pour aider les collaborateurs qui s’engagent dans une démarche de mobilité fonctionnelle mais aussi de mobilité géographique.

L’accompagnement à la mobilité fait partie de notre discours au quotidien. Nous venons de refaire une interview interne sur ce sujet en expliquant comment les salariés doivent s’inscrire dans une démarche de mobilité, qui contacter, pourquoi peuvent-ils en faire la demande ?

Tous les process de mobilité sont clairement identifiés sur notre intranet, toutes nos offres d’emploi sont en ligne. Le collaborateur peut y créer son espace, postuler, gérer ses candidatures etc. C’est notre site de recrutement avec une partie réservée à l’interne et une partie externe.

 

Quels sont les freins liés à une mobilité géographique chez MM ?

La mobilité géographique peut être un frein à la mobilité fonctionnelle. Les collaborateurs ont de plus en plus de mal à faire les deux en même temps. Toutes les régions ne sont pas attractives au 1er abord : c’est plus difficile de partir sur Charleville Mézières que pour Bordeaux ! De plus, les salariés font aujourd’hui plus attention à leur équilibre vie privée / vie professionnelle. Changer de région n’implique pas seulement un projet professionnel. C’est un projet plus global qui induit une vraie réflexion. Par contre une fois la décision prise, cela peut aller très vite à condition que MM ait des postes disponibles au moment où le salarié envisage de déménager.

 

Avez-vous des solutions pour l’aide à la prise de décision pour les collaborateurs ?

Nous n’avons pas tellement d’outils sur ce sujet. Les salariés s’inscrivent dans une démarche d’évolution, et l’évolution ne veut pas forcément dire un poste au bon endroit au bon moment.

 

Savez-vous que le slogan de Via Humanis est « Vos compétences au bon moment au bon endroit » ?

Et bien c’est tout à fait cela !

Il faut donc en amont avoir une réflexion sur l’éventualité d’une mobilité. Changer de région est une problématique personnelle.

Par exemple, Paris est une ville attrayante à condition de ne pas vivre à 2h30 de son lieu de travail. D’où la nécessité de bénéficier d’un accompagnement à la mobilité géographique ! Le salarié doit être bien logé,  et ne doit pas se sentir abandonné dans la démarche. De plus, de plus en plus de couple travaillent tous les 2. L’accompagnement permet de diminuer le sentiment de déracinement car on souhaite montrer que MM prend part à cette démarche volontaire. C’est aussi intéressant pour l’entreprise de voir ses collaborateurs bouger. C’est contribué à la problématique du déménagement.

 

Quels sont vos dispositifs d’accompagnement ?

Nous prenons en charge les frais d’agence, la double charge de loyer, le déménagement, la relocation en cas d’inéligibilité au produit du 1% logement.

 

Pourquoi faire appel à un prestataire de relocation ?

Pour 2 choses, parce que l’entreprise ne peut pas se permettre de mettre une personne à temps plein en interne sur ce sujet et puis ce n’est pas notre métier. Il faut laisser à des professionnels ce dispositif et cela fonctionne très bien. De plus, psychologiquement pour un collaborateur le fait d’être pris en charge par un prestataire externe a une connotation importante.

En gérant une population commerciale, j’ai eu forcément besoin à un moment ou à un autre de services de ce type pour certains collaborateurs. C’est une population plus mouvante que le reste. Les choses se sont faites naturellement et à l’époque j’ai trouvé que le service était plutôt pas mal. Il y avait de l’écoute, de la disponibilité, des collaborateurs qui nous remerciaient de l’accompagnement. Pour moi, c’est une relation de confiance avec Via Humanis parce que je ne me pose pas de questions. Je confie le « bébé » à Via Humanis et je sais que derrière ce sera traité. Et que si l’accompagnement prend plus de temps que prévu, on est dans l’échange, on communique, on trouve des solutions intermédiaires… et puis il y a Sylviane PL qui est le point d’entrée de tout cela et elle maitrise parfaitement le sujet aussi, elle gère plein de choses…

Nous avons des retours très positifs donc tant que tout fonctionne bien… Je suis quelqu’un de très fidèle dans la relation. Je suis très attentif au service client que nous apportons et pour moi les clients de Via Humanis il y en a 2 : les RH et les collaborateurs. Dernièrement, nous avons fait une demande d’accompagnement pour une collaboratrice qui nous rejoint sur Paris pour rejoindre les ressources humaines, elle est ravie de l’endroit où elle vit, de la manière dont s’est déroulé l’accompagnement. Nous faisons appel à des professionnels parce qu’ils sont des professionnels justement et quand en plus tout se passe bien, que demander de plus !

Clairement, il y a aussi la disponibilité qui est importante. Souvent je vous contacte (un petit peu moins maintenant car je fais beaucoup d’autres choses aujourd’hui) mais à une époque je vous contactais, on discutait de la solution ensemble, cela se mettait en route. Je pense qu’en plus de cela la structure Via Humanis apporte une vraie qualité de services et je ne dis pas cela parce que Via Humanis est dans la place depuis 2010. Cela correspond à ce que j’attends et on a des retours de collaborateurs qui sont satisfaits. Ce qui est important aussi c’est que la communication va dans les 2 sens. C’est-à-dire que si Via  Humanis sent qu’un problème est en train de se générer avec quelqu’un, on est tout de suite mis en alerte, et cela nous permet de recadrer un certain nombre de choses et c’est important. Dans certaines situations, on peut avoir tendance à prendre un peu ses aises et du coup, il faut vite rectifier le tir… Les mobilités chez Malakoff Médéric sont volontaires, mais j’ai pu avoir un ou 2 cas, où effectivement le niveau d’exigence était tel que le niveau de satisfaction n’était pas bon. Mais maintenant il faut resituer les choses au bon endroit. L’accompagnement Via Humanis est vraiment un plus, je le mets dans le package mobilité et je le vends !

 

C’est un discours que vos équipes RH présentent ?

Oui bien sûr. Après il y en a qui sont plus ou moins confrontées à la mobilité parce qu’il y a certaines directions où la mobilité est fonctionnelle mais très peu géographique. Mais celles confrontées à cela au quotidien maitrisent le dispositif d’accompagnement et ont toutes le contact de Sylviane PL qui fait la jonction.

 

L’accompagnement peut également intervenir dans le cadre de réorganisation comme à l’époque du rapprochement de Médéric.

Aujourd’hui, nous ne sommes absolument pas confrontés à cela. Il y a des évolutions d’activités ou d’organisation mais cela se fait de manière à anticiper les impacts du côté collaborateur / ressources humaines, et puis des échanges se mettent en place entre l’entreprise et les représentants du personnel.

Notre implantation nationale (90 sites) nous oblige à cultiver cet aspect de la mobilité. Nous ne pouvons pas demander à nos salariés de bouger sans être accompagnés.

 

Souhaitez-vous rajouter autre chose ?

Je suis ravi des services de la société que je connais bien car j’en ai également bénéficié à titre personnel.  Cela a été rapide et je trouve que c’est un dispositif intéressant pour l’entreprise et motivant pour le collaborateur car il se sent pris en charge et je pense que cela est important. L’un des freins liés à la mobilité est ainsi levé.